Née en fin d’année 2008, Rue du Bonheur était présente aux Jeudis de l’été, avec son orgue de barbarie et son stand de maquillages. L’association Vitréenne essaie de transmettre du rêve pour tous les âges.

C’est simple et plus facile à apprendre que la guitare ou le piano. on peut même jouer « Mistral gagnant » ou « Mon amant de St Jean ». L’orgue de barbarie est très présent en Écosse et dans certaines régions allemandes. Un peu moins en France, même si on constate un regain d’intérêt depuis la fin des années 90. A Vitré, cet instrument à vent a trouvé ses partisans avec Rue du Bonheur.

Cette toute jeune association a vu le jour en décembre 2008, à l’instigation de deux enseignants, Anne  et Jean-Pierre Beaugendre. Le couple a décidé de partager sa passion des musiques d’antan et notamment du début du XXè siècle en faisant l’acquisition d’un orgue de barbarie ou automatophone. « Il a fallu un an pour le construire, précise Anne Beaugendre. Nous avons confié cette tâche à un des rares fabricants français, l’établissement Odin, basé près de Saint-Étienne ».

Il en existe de toutes les tailles, de ceux portés en bandoulière par les artistes de rue aux limonaires fixés dans les cafés ou les églises. Rue du Bonheur a choisi la gamme intermédiaire, un orgue mobile. Mais au fait, comment ça marche ?  On introduit des cartons perforés dans l’appareil. La manivelle tournée par le musicien permet d’actionner les quatre soufflets et les mécanismes. L’air produit dans les soufflets arrive dans les flûtes qui correspondent chacune à une note.
Et tout le monde y arrive.  Adultes, 3è âge, ados et enfants… les différentes générations sont vite emballées. Le « passage à l’acte » permet même d’obtenir le précieux sésame : un baptême de tourneur de manivelle « officiel » décerné par Rue du Bonheur.

Mais l’association a d’autres cordes à son arc. Elle propose également, souvent en lien avec l’orgue, des kamishibaïs, ces contes japonais en images présentés sous la forme d’un théâtre ambulant avec des planches de papier qui défilent dans un castelet.

« Nous nous déplaçons dans l’ensemble de département pour les présenter dans les écoles, les bibliothèques ou les espaces culturels » explique Anne Beaugendre. En véritable passionné, le couple se rend à paris ou surfe sur le net pour en dénicher des nouveaux. Et va même jusqu’à les créer soi-même. L’association a d’ailleurs présenté un échantillon de son répertoire lors de la fête du cheval et du chien de Louvigné-de bais, fin août.

Enfin, Rue du Bonheur est passé maître dans l’art du maquillage. les enfants présents sur la place lors des jeudis de l’été s’en souviennent encore…

Simon Mauviel (le Journal – août 2009)

Publicités